Illusion de pouvoir par la nudité au cinéma

Je me demandais pourquoi les femmes s’exhibaient nues sur les écrans, le cinéma étant l’outil par excellence de promotion de la nudité féminine. Je me disais que c’était pour attirer les hommes. Je pensais que la femme en se montrant dans toute son intimité avait un pouvoir sur l’homme qui s’extasie devant son corps et que ainsi elle était au centre et pouvait manipuler l’homme à sa guise en lui séduisant. En bref, dans ce genre de scène, je pensais que la femme retenait le pouvoir. Après lecture du texte qu’on voit en cours de Laura Mulvey « plaisir visuel et cinéma narratif » , ma perception a été tout autre.

Comme le montre si bien l’auteur  » dans un monde gouverné par l’intégralité entre les sexes, le plaisir de regarder se partage entre l’homme, élément actif et la femme, élément passif. La femme exhibée comme objet sexuel est le leitmotiv du spectateur érotique ». Ces passages m’ont fait réaliser en fait, que le pouvoir que je croyais que la femme détenait n’est qu’illusion à laquelle  le cinéma donne à la femme et à mon avis au spectateur. La femme reste utilisée au plaisir de l’homme et ne constitue pas le centre d’intérêt, mais n’est qu’un élément qu’on intègre dans l’histoire pour la rendre plus intéressante au grand plaisir des hommes.

On se rend alors compte que la femme reste encore assujetti et sous la servitude comme à l’époque au cinéma. Cependant, cette servitude lui est infligée sous une forme trompeuse qui lui laisse croire qu’elle mène les hommes qui bavent devant elle, mais en fait, elle les sert d’objet qui les aide à satisfaire leurs fantasmes. Le pire, comme le montre Mulvey, est que non seulement, elle sert d’objet au Monsieur auquel il s’adonne dans le film, mais aussi au spectateur qui va s’identifier à cet « héros » et va s’imaginer être à la place de ce dernier.

Ainsi, pour conclure, cela va sans dire que la femme est exploitée pour le plaisir de l’homme. Il n’ y a aucune différence entre un film où on montre une femme battue ou malmenée et ce genre de film où on expose la nudité de la femme. La forme tend à nous faire croire le contraire, mais le fond pour ces deux genres de film est exactement le même.

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Le bonheur par l’ignorance?!

Un article qui avait comme titre  » le bonheur par la désinformation »  du blog un regard neuf, a attiré mon attention et je voulais partager ma réflexion. Je ne suis pas très d’accord de ce monde utopique dont tu ( l’auteur) rêves, bien que t’en es totalement le droit. Dans cet article l’auteur parle  d’un monde où les médias, au sens large, les livres, ne seront pas constamment entrain de nous pousser à la réflexion. Soit dit en passant, ton article nous pousse déjà à la réflexion. Suis-je alors censée dire que tu procèdes de la même façon que les médias? Sans vouloir te vexer, je pense que oui, en fait tu ne le fais pas sciemment. En fait, nous le faisons tous inconsciemment. Les institutions telles que l’école, l’université ne font que ça. Qu’allons-nous faire à l’école, à l’université ? On va apprendre et, on nous incite à réfléchir, à pauser des problématiques, à donner des solutions, des dénouements à certains problèmes. Cela nous suit partout dans notre vie. La réflexion est inhérente à notre vie et inconsciemment inévitable. Alors pour être heureux serait-il mieux de vivre en étant illettré, sans aucune éducation scolaire, ni connaissance générale? Je doute fort que ce soit la solution au problème… Merci quand même de m’avoir donné matière à réfléchir!

Je suis d’accord que les informations actuelles ne sont que découragement, mais est-ce que  le fait d’être désinformé nous apporterait plus de bonheur? Certes, si on ne sait pas ce qui se passe dans le monde, on ne souffrirait pas. Admettons donc que la désinformation « nous » rendrait heureux. Mais ce « nous », ça serait nous qui sommes loin de la Belgique, de Paris, de la Syrie et j’en passe… Alors, maintenant mettons-nous un peu dans la peau de ce Belge qui a perdu sa fille, est-ce que lui, il est heureux? Non! Donc, cette désinformation satisferait certainement certaines personnes, mais ce n’est pas la solution pour un monde heureux, car qu’on soit informé ou pas, les faits restent les faits. C’est vrai qu’on aimerait tous (moi-même inclus) se réveiller dans un monde où il n’y aurait que de bonnes nouvelles, mais ceci n’est qu’une utopie qui a été rêvé bien avant nous, par plusieurs penseurs comme Karl Marx, qui rêvait de l’abolition de la propriété privée. Cependant, je suis d’accord que la désinformation nous procurerait un peu de joie, mais je ne pense pas qu’elle apporterait un monde meilleur. Malheureusement, ce que les infos nous disent n’est qu’une description des faits, avec un peu d’exagération bien sûr! L’ignorance ne résoudrait rien.

En ce qui concerne « un monde où il y aurait qu’une seule idéologie dominante, qui dirige le monde, et où la population n’aurait aucun moyen de la remettre en cause. » Je supposes qu’on serait dans l’anarchie et que la justice serait rendue par une personne, qui, parfois pourrait être irrationnelle. Je pense que la diversité des idéologies est ce qui rend beau le monde. Les idéaux dont nous portons sont le fruit de plusieurs facteurs : notre vécu, notre enfance, notre milieu d’origine, notre personnalité, etc… Et cette diversité est essentielle au monde, pour son bon fonctionnement.

En conclusion, je me dis qu’il faut savoir le mal pour savoir apprécier le bon. On ne reconnaîtrait pas le bon côté du monde ou de quoi que ce soit d’ailleurs si on ne peut pas l’évaluer par rapport à ce qui est moins bon. Et cette évaluation passe par la critique, la réflexion, l’éducation… Enfin bref, tous nos choix, même les plus minimes font appel à la réflexion!

 

Médias « internationaux »…

Je ne savais pas trop quoi écrire. Alors, je me suis dit pourquoi pas écrire sur un sujet d’actualité et surtout parler de la façon dont les médias traitent certaines informations. Je n’aime pas parler des sujets sensibles et prendre le risque de heurter, sans le vouloir, la sensibilité de certains. Mais aujourd’hui, je vais faire une exception et parler un peu des attentats de Bruxelles tout en espérant ne pas blesser qui que ce soit. Les récents événements de Bruxelles nous ont tous accablés et nous ont laissés bouches bées.  Je ne parlerai pas des attentats en soi, tout simplement parce qu’il n y’ a rien à dire face à une telle cruauté. De ce fait, je suis de tout cœur avec la Belgique, soit dit en passant.

Comme je l’ai mentionnée plus haut, je vais parler de comment cette nouvelle a été médiatisée. D’ailleurs, je veux parler aussi des attentats aussi en France. Ces derniers ont reçu une grande attention, méritée d’ailleurs, dans les médias d’informations internationaux tels France 24, Al Jazeera,… et j’en passe. L’évolution des enquêtes nous était communiquée régulièrement. Comme dans leurs habitudes, les médias semblaient être à la course aux scoops pour nous tenir informé de ce qui se passait.

Cependant, sans vouloir paraître insensible, en Afrique aussi des attentats, peut être pas de même envergure que ce qui se passait en France ou en  Belgique, étaient en train de se produire et emportaient beaucoup de vies. De mémoire, à Garissa au Kenya , une centaine de personnes venaient d’être tuées dans un attentat.  En avons-nous entendu parler ? Même les médias qui ont daigné en parler, ont réservé quelques petites minutes à cette triste nouvelle. Je me demande alors, si il y a un pays qui vaut plus que l’autre,si il y a une nationalité qui vaut plus que l’autre.  Pour que l’un mérite une attention particulière et l’autre non alors que les deux sont en train de vivre les mêmes atrocités.

On sait que les médias, surtout, ceux appelés  « internationaux, ont de l’influence sur le public. Par là, je veux dire qu’ils sont porteurs de messages, de nouvelles. Grâce à eux, on sait ce qui se passe dans le « monde ». Mais quand ils mettent un accent sur des événements qui se passent dans une partie du monde et  ignorent ou presque certaines atrocités  qui se passent dans une autre partie du monde, sommes nous censées continuer à parler de médias internationaux ? Et comment le monde est censé savoir ce qui se passe ailleurs si ces médias qui sont censés nous en informer font un tri et discriminent certaines zones du monde.

En guise de conclusion, j’aimerais dire que les médias dit « internationaux  » ne font que nous leurrer et au final ne traitent particulièrement que des sujets qu’ils veulent traiter. Je le répète, je suis de tout cœur avec les Français et ( j’en suis peut-être un,… au nom de l’anonymat qu’exige ce blogue, je ne dirai rien), les Belges. Mais la vie d’un Français vaut pareille qu’une autre vie. Je ne cesse de m’indigner sur certaines phrases qu’on entend souvent dans les informations, telles que: « au mali, il y a eu dans un attentat 20 morts DONT un FRANÇAIS ». Ceci porte à croire que s’il n’y avait pas ce Français, cet événement ne serait peut-être pas médiatisé. Autrement dit, il n’est pas important de savoir d’où venaient les autres 19 morts…, mais il est important de signaler qu’une vie plus précieuse, celle d’un français vient de s’éteindre.

« Rêve jusqu’à ce que ton rêve se réalise… »

Aujourd’hui dans cet article, j’aimerais faire un petit retour sur quelques points vus  au cours précédent.  Non pas pour m’opposer aux théories qu’on a vues, bien au contraire. Par quelques exemples, je veux apporter mon point de vue et confirmer certaines pensées des auteurs. J’aimerais rappeler une des citations de Lasch vue en cours, qui m’a parue tellement vraie et flagrante dans la société américaine d’aujourd’hui.

« Les mass médias, avec leur culte de célébrité et leur tentative de l’entourer de la fascination et l’excitation, ont fait des Américains une nation de fans, des amateurs de cinéma. Les médias donnent de la substance et donc intensifient ainsi les rêves narcissiques de célébrité et de gloire,…. »  (Lasch, 1979, p. 21). Cette citation m’a amené à vous partager une petite vidéo, qui est pour moi la preuve de ce qui est dit ci-haut.

Dans cette vidéo, on voit comment les mass médias prônent et intensifient le culte de la célébrité dont parle Lasch. Ils essaient par tous les moyens de créer des vedettes et par extension des idoles pour la société américaine. Ainsi, des stars se retrouvent, pour leur grand plaisir, avec des fans qui les  idolâtrent. De plus, les mass médias ne s’arrêtent pas qu’au stade  de créer juste des vedettes, mais font encore plus en créant la fascination autour de ces derniers dans le but de faire monter l’admiration des fans. Comme on le voit dans cette vidéo d’ailleurs. Ainsi, ils cherchent à faire ressortir ce côté fascinant de la star et ainsi pousser les fans au paroxysme de leur admiration.

Par ce genre d’émissions, les médias créent des rêves chez les fans et  ensuite « volent » à leur secours pour  réaliser ces rêves. Mais on oublie souvent que  ce sont les mêmes médias  qui créent ces rêves. Ces émissions qui prétendent réaliser les rêves des fans , ne font en réalité qu’accentuer le culte de la célébrité dont parle Lusch. Le mot « culte » est, à mon avis, bien approprié car, justement, les médias font de ces célébrités des personnes non-ordinaires en les divinisant. Et leurs fans leur rendent presque un culte et s’extasient au vue de leurs idoles (on n’a qu’à voir la chambre de la petite pour comprendre que pour elle Bieber et Dieu sont presque au même pied d’égalité). Ainsi, comme je l’ai mentionnée plus haut, en essayant de réaliser un rêve à la télé, ils en créent d’autres chez d’autres fans. Par là, j’entends un autre fan de Bieber qui voit l’émission et espère que la prochaine fois Bieber  lui fasse la même surprise.

En effet, ces émissions sont pour les médias une façon détournée  de créer une « nation de fans »  ( Lusch, plus haut), tout en essayant de faire croire que le seul but était d’aider un fan à pouvoir toucher son idole. Ainsi, comme le génie de la lampe les médias auront aider au fan à réaliser un vœu. En tout cas, j’ai l’impression que c’est ce qu’ils veulent que les spectateurs croient. Par exemple, dans la vidéo ci-haut, on voit à la fin de la petite visite de Bieber chez sa fan (2min:20), la caméra fait un focus sur un mot écrit sur le mur à côté des photos de Bieber « Dream until your dreams come true » ( » rêve jusqu’à ce que tes rêves se réalisent »). Est-ce pour vous un hasard? Ou bien c’était pour nous faire remarquer qu’ils viennent de réaliser le rêve de la petite?

Ce genre d’émission s’inscrit dans la même catégorie d’émissions de séduction dont parle Lipovetsky, comme les émissions de télé réalité. Tout est basé sur la fascination, l’excitation et la séduction. On veut séduire le public et l’inciter à aimer et à fanatiser…

 

 

 

Illusion de socialisation…

Je faisais un petit tour sur différentes blogs. Je tombe sur un article Miroir, mon beau miroir, qui attire mon attention. En effet, cet article m’intéresse car il parle d’un sujet qui me fascine… Et ça me donne envie de bloguer dessus, en confirmant ce qui a été par ce blogueur(se). Cet article parlait de Facebook! Eh oui! Ce réseau social qui prône le narcissisme. J’aime bien le titre d’ailleurs: » Miroir, mon beau miroir », car je trouve que Facebook est  la plateforme où l’on fait de l’autopromotion. Je mets ma photo,je me regarde et je partage mes photos à un large public, quelqu’un like  ma photo et laisse un commentaire, je réponds au commentaire de ma propre photo,… Bon! Je sais que ce n’est pas la seule fonctionnalité qu’offre Facebook. D’ailleurs parlons de ces autres fonctionnalités. Ces dernières étant vastes, je fais référence à l’une en particulier… La discussion instantanée.

Je vais parler de la possibilité de pouvoir chatter, autrement dit parler ou socialiser avec les autres via Facebook. On communique, on jase (en bon québécois) avec des personnes qui sont appelés « nos amis ». Ces amis qu’on a jamais rencontré et qu’on ne rencontrera probablement pas d’ailleurs. Nous multiplions les contacts sur la plateforme en appelant « ami » la première personne qui nous clique, nous « like », nous « partage »,…

On socialise mais par écrans interposés. On est seul derrière son écran en croyant socialiser. Et au final, on se retrouve « seuls », mais pas vraiment « seul » mais « seuls ensemble ». On entre en contact avec un grand nombre. On a des centaines d’amis, mais tout cela reste virtuel. On voit rarement  en chair et en os ces amis, ou le nombre de personnes qu’on like, ou avec qui on chatte. Les liens forts nous ennuient, alors que les liens faibles nous incitent parce qu’il y en a plusieurs qui vont préférer des conversations virtuelles que celles à vive voix. Comme c’est mentionné dans l’article  miroir, mon beau miroir : « C’est un bon moyen de rester en contact à distance avec des connaissances. »  Je ne nies pas que dans des cas rares une belle amitié peut découler de cette socialisation virtuelle.

Au final, je trouve que Facebook illustre bien l’idée de Gilles Lipovetsky, comme quoi, nous sommes passés d’une société moderne à une société post-moderne basée sur l’individualisme et la culture du corps.

L’image. Condamnable ou indispensable?

Aujourd’hui, je vais vous parler de quelques réflexions de Boudrillard vues en cours, et je donnerai mon point de vue là-dessus. Je me baserai surtout sur quelques phrases de son texte. En effet, Boudrillard affirme: « “L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s’exprime ainsi: plus il contemple, moins il vit; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir”.

Après quelques recherches que j’ai effectuées, j’ai constaté que Boudrillard n’est pas le seul à avoir posé des telles réflexions. Quand on remonte dans le temps, on trouve que Platon avait la même vision que Boudrillard. pour Platon, les hommes sont à l’origine des illusions et l’image est une illusion. Il pense aussi que l’image repose sur l’imitation. L’image n’ est pas l’objet, elle est une transposition de cet objet.

Si je me base sur ces réflexions, je conclus que l’homme est aliéné et ne peut pas se détacher ou échapper à cette aliénation. Mais Platon propose une solution. Il dit que le seul moyen de s’extraire de ce spectacle de marionnette dont nous sommes victimes: C’est la pensée.

À mon avis, ces images ou représentations ne devraient pas être perçues comme une aliénation des humains, ni être condamnable. En fait, on se rend compte quand même que ces représentations sont nécessaires à l’homme. Celui-ci connaît le monde et se le représente à travers ces images. Peut être sans ces représentations, on ne reconnaîtrait pas les objets du monde. Je suis d’accord quand Platon dit que le réel est atteignable que par nos sens. Je suis d’accord sur ce point parce que je pense que le réel se vit par nos sens. Mais ces représentations rend cette réalité concrète, tangible. Ainsi, elles nous sont importantes et nécessaires pour reconnaître les objets de ce monde. Si je peux me représenter un lit dans ma tête, c’est parce que je l’ai déjà vu avec mes yeux. Au finale, ces représentations ou ces simulacres ne seront pas une aliénation, mais une source de plaisir pour les hommes. C’est ce dont l’homme  a besoin. Elles nous aident dans notre vision du monde et dans notre travail intellectuel. Ça me serait difficile,pour ne pas dire impossible d’imaginer quelque chose que je n’ai jamais vu. Cette représentation des objets m’est donc indispensable.

De plus, ces images nous apprennent quelque chose de nouveau. Elles nous donnent une connaissance des objets du monde, par extension du monde même. La pensée y est donc impliquée comme le voudrait Platon. En conclusion, je pense qu’on devrait voir ces images comme un supplément au monde et non pas comme une substitution de la réalité.

Liberté d’expression ou liberté d’humiliation?

Je sais que ce sujet n’est plus vraiment d’actualité et date, mais j’aimerai m’exprimer là-dessus. En voyant les caricatures de Charlie Hebdo, l’un des acteurs médiatiques les plus connus en France, plusieurs questions ont trottiné dans ma tête. Je me suis demandée jusqu’où va la liberté d’expression.

Pour les français comme pour plusieurs sociétés, la liberté d’expression est l’un des droits les plus ultimes de tout homme dans la société. C’est donc au nom de « ce droit » de liberté d’expression que Charlie Hebdo se permet de faire des caricatures, qu’ils qualifient d’humoristiques. Alors, je me pose la question que la plupart des gens se sont posée et j’invite tout le monde à se la poser : peut-on rire de tout? À mon avis, c’est non, car l’humour est relatif, mais la dignité ne l’est pas. On doit donc se poser des limites.

En parlant de limite, je reviens donc  à ma première question : jusqu’où va la liberté d’expression? A-t-elle des limites ? lesquelles ?  Je dirai oui, celles de la décence. Logiquement et selon la loi on ne parlerait pas de liberté si il y a de limite, c’est paradoxale. Cependant, ce n’est pas parce qu’on est libre, qu’on a droit de tout faire ou de tout dire. Par exemple,on ne se permettrait pas de tuer, non seulement parce que la loi l’interdit mais parce que l’étique, le bon sens de tout être humain l’abolit. C’est instinctif. C’est un réflexe primitif chez l’homme. En être dénué équivaudrait au retour à la nature animale. Donc, oui la liberté d’expression a, ou plutôt, a besoin des limites, celles de la décence pour éviter d’aller à l’encontre des principes humains. On peut donc, aller très loin dans l’humour mais la retenue est quelque chose de naturel. C’est la liberté d’expression « absolue » qui ne l’est pas.

Ai-je dit « la liberté d’expression absolue » ? Existe-t-elle du coup? Non, c’est un leurre. Comme je l’ai dit c’est une illusion qu’on nous a vendu. Même en parlant à un ami il y a certaines choses qu’on ne peux dire. Pourquoi? Parce qu’inconsciemment on se pose des limites au nom du respect d’autrui.  C’est pourquoi, je ne peux pas comprendre comment Charlie Hebdo se permet de caricaturer et salir le nom d’un enfant. Vous savez, on a toujours cette tendance a respecter les morts. Même plus que les vivants. On se permet rarement de parler du  mal de quelqu’un qui est parti. C’est commun pour plusieurs personnes. Nous sommes-nous concerter pour dire : « eh les mecs! on parle pas mal d’un mort » ? Non! C’est naturel! Alors, je ne pense pas que Charlie Hebdo devrait attendre que la loi lui pose des limites sur sa liberté d’expression mais devrait faire appel au bon sens, à la bonne conscience, si je peux le dire ainsi. Si on se fie à cette « liberté d’expression absolue », on va vite plonger dans la satire, l’injure et le manque de respect.

Il y a donc, une ligne fine entre liberté d’expression et liberté d’humilier. Charlie Hebdo a franchi cette ligne. Dans ces caricatures, il a une fois de plus plongé dans l’humiliation. De quel côté se caractérise cette humiliation? De la part de Charlie Hebdo ou sur Charlie Hebdo? Eh ben, je dirai les deux! Ils sont les acteurs et en même tant les victimes car à mes yeux, en voulant humilier Aylan, ils se sont humiliés eux-mêmes. La liberté d’expression doit être utilisée afin de l’encourager dans le bon sens et non pas le contraire.

Rions ensemble! Rions même les uns sur les autres, mais respectons-nous les uns les autres!